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Voyages

3 oeuvres qui vous feront voyager

By 9 janvier 2019mars 13th, 2019No Comments

Petite – Sarah Gysler

L’histoire

Sarah vit une enfance tourmentée : parents séparés, difficulté à se trouver et  à se reconnaître dans la société dont elle est dégoûtée.
Elle nous fait part de son incompréhension et de son dégoût envers les protocoles de bienséance, les idées pré-faites de la société qui rejette les différences et dont elle se retrouve ainsi enfermée.
Prise d’un besoin de liberté, elle décide alors, à 20 ans, de partir faire le tour du monde alors qu’elle n’a ni argent ni de projet défini. C’est alors une véritable fuite afin de partager différemment qu’en France, de vivre de la façon dont elle l’entend.

Ce que j’en ai pensé

Dans son ouvrage, Sarah nous fait part des moments de bonheur sans pour autant omettre toutes les galères, et les doutes, les peurs qu’elle a pu rencontrer le long de son voyage.
Elle raconte notamment que le plus dur était de partir, de se lancer dans son projet malgré les réticences de son entourage. Ils lui reprochaient notamment de partir pour fuir. Mais pourquoi ne pas partir s’il n’y a rien qui nous retient ? Pourquoi prendre cela comme une fuite alors qu’il s’agit sans doute de la meilleure manière d’apprendre sur soi ? S’ouvrir au monde afin de mieux savoir comment le protéger, d’être plus concerné et plus actif pour la planète.
Elle explique également que la  force de son voyage réside dans sa faculté à suivre son intuition. Cet élément est essentiel puisqu’il lui permettra de faire des rencontres uniques, sincères, magiques et inoubliables.
Elle nous invite aussi très joliment à nous questionner sur l’atmosphère de méfiance que nous avons malheureusement tendance à installer dans notre quotidien. Tout est prétexte à imaginer une mauvaise intention derrière une personne qui nous propose son aide. Trop souvent, nous pensons “c’est louche, ce doit être un piège”. Combien de belles surprises, d’opportunités avons-nous ainsi loupées ? Pourquoi nous comportons-nous de la sorte ?
De même, elle nous amène à observer puis réfléchir sur la pression que nous subissons dès notre plus jeune âge sur ce que nous aimerions faire plus tard, la pression du diplôme, le devoir d’avoir un “métier de rêve”, pourquoi nous devrions faire ce que veulent les autres.
Enfin, elle aborde la question de la solitude, parfois mise de côté dans les récits de voyage. Elle nous avoue que cela peut-être difficile, que cela arrive fatalement mais qu’elle s’apprend et nous fait réaliser le caractère précieux des relations humaines, de combien il faut en prendre soin, les entretenir, les bichonner, etc.

Instincts – Sarah Marquis

L’histoire

Depuis toute petite, Sarah entretient une connexion particulière avec la nature et les animaux. Véritable femme d’aventure, elle parcourt le monde à pied en solitaire pendant 25 ans. Après avoir traversé les Etats-Unis, marché 14000km dans l’Outback australien et 7000 km sur la cordillère des Andes, elle se lance dans un face-à-face avec la nature, en survie dans l’ouest sauvage australien.

Ce que j’en ai pensé

J’ai toujours été fascinée par les défis sportifs, la faculté à pouvoir se dépasser physiquement grâce au mental m’impressionne. Toutes les limites et les normes que l’on peut nous apprendre étant petit sont repoussées, tout paraît possible.
Malgré les difficultés colossales qui y sont liées, je ne peux pas m’empêcher de rêver de vivre ce genre d’aventure, la liberté qu’elle représente, la connexion ultime avec la nature et les animaux, le pouvoir de l’instinct, de l’adaptabilité, tant de valeurs et véritables trésors que nous ne pouvons pas vivre dans la vie “normale”.
Son récit nous immerge dans des décors à couper le souffle, dans le célèbre bush australien, elle nous conte la force de la nature, à quel point elle est la seule maître de notre destin, qu’elle est aussi magnifique, stupéfiante qu’effrayante.
J’ai beaucoup aimé son invitation au voyage, son envie de montrer qu’il  est accessible à tous, qu’il ne faut pas en avoir peur, qu’il faut se lancer car il nous apporte tant de choses précieuses et nous permet de comprendre qui l’on est :
“L’univers est en nous tous, il suffit de vouloir partir à sa rencontre. Je ne vous promets pas que vous n’allez pas tomber, vous faire mal, vous planter plus ou moins grossièrement. Mais une chose est sûre, le jeu en vaudra la chandelle. Vous serez ainsi plus proche, d’un pas, de vous connaître vous-même.N’y a t-il rien de plus magnifique que partir à l’aventure de soi-même? Se rencontrer, se parler, se découvrir…Je suis tous les jours fascinée par ce qui je suis capable de comprendre, d’évaluer, de ressentir et de vivre, cela parce que je suis partie à l’aventure.”

Expedition hapiness (documentaire netflix)

L’histoire

Un jeune couple allemand se lance dans le projet d’acheter un vieux bus d’école américain, de le rattraper, pour ensuite faire le tour de l’Amérique.
Le vieux bus scolaire se transforme rapidement en véritable nid douillet. Seul inconvénient ; la taille du véhicule les oblige à renoncer à la visite des grandes villes.
Très vite, nous sommes immergés dans leur univers de débrouillardise, de connexion à la nature, d’écoute, d’attention, de sensibilité, d’ouverture d’esprit, de curiosité, de simplicité, etc.

Ce que j’en ai pensé

Les profils de ces deux allemands sont  très inspirants.
Tout au long de leur périple, ils nous invitent à réfléchir sur ce que nous attendons de la vie, sur la philosophie de voyage, sur nos priorités ainsi que sur nos racines.
Ils partagent les petits instants de bonheur du quotidien, souvent tout simples mais que nous ne réalisons plus dans notre vie quotidienne, que nous ne prenons plus le temps d’observer.
Ils ne nous épargnent pas pour autant les moments plus difficiles, le manque des proches, le regret de ne pas partager ce voyage avec eux, parfois le besoin d’avoir un plan, le besoin de se projeter à plus long terme.
J’ai aimé également la manière dont se termine le documentaire, très sincère et connecté à la réalité.
“On peut dire que l’on cherche notre bonheur. C’est le but de l’expédition. Quand on se lève le matin, que l’on ouvre la porte et que l’on a une vue comme ça, cette montagne, cet arbre, cette rivière…On peut dire que c’est ça le bonheur. On n’a pas de routine. On se réveille au lever du soleil et on se couche quand la nuit tombe. Aucun rendez-vous, on se contente de vivre l’instant présent. C’est ça le bonheur.”
“Découvrir de nouvelles choses tous les jours c’est pour ça que l’on aime voyager mais on réalise de plus en plus que c’est voyager ensemble, en famille qui nous rend heureux. Le bonheur est décuplé quand il est partagé.”

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